Un projet de radioastronomie unique pour quadriller le ciel avec une précision extrême
Des astronomes combinent la plus grande panoplie de radiotélescopes de la planète en un instrument unique pour améliorer la précision du système de référence utilisé pour mesurer les positions de tous les objets célestes. Le projet est co-organisé par le Laboratoire d'Astrophysique de Bordeaux (INSU-CNRS, Université de Bordeaux 1) et coordonné par le Service VLBI International pour la Géodésie et l'Astrométrie.
Pendant 24 heures, à partir du mercredi 18 novembre et jusqu'au jeudi 19 novembre, 35 radio télescopes situés sur 7 continents différents vont observer 243 quasars aux confins de l'Univers. Les quasars, des galaxies avec des trous noirs super massifs en leur centre, sont si distants que leurs déplacements dans le ciel sont indétectables. Ils constituent de fait des phares idéaux pour quadriller le ciel et repérer les positions des objets célestes, à l'instar des longitudes et latitudes utilisées pour le positionnement à la surface de la Terre.
Une nouvelle technique utilisant des images prises dans le proche infrarouge, avec le « New Technology Telescope » (NTT) de 3,58 mètres de diamètre de l'ESO, a permis à des astronomes de voir à travers les bandes opaques de poussière de la galaxie cannibale géante Centaurus A, dévoilant son « dernier repas » avec une précision inégalée – une petite galaxie spirale, aujourd'hui tordue et déformée. Cette étonnante image montre également des milliers d'amas d'étoiles, éparpillés tels des pierres précieuses scintillantes, tournoyant à l'intérieur de Centaurus A.
Elle tourne autour de son étoile de façon rétrograde ou bien selon une orbite polaire. Dans les deux cas, HAT-P-7b est une bien curieuse planète. C'est pourtant la conclusion de deux équipes indépendantes. Ce comportement atypique pourrait provenir de ce qu’on appelle le mécanisme de Kozai.
Découverte en 2008, HAT-P-7b avait déjà fait parler d’elle après les observations de Kepler. Située à 1.044 années-lumière de la Terre dans la constellation du Cygne, et en orbite autour de l'étoile HAT-P-7, cette exoplanète est plus grande que Jupiter d'environ 37%. Elle a été découverte par la méthode du transit, c'est-à-dire par l’étude de la baisse de luminosité de l'étoile lorsqu’une planète l'éclipse partiellement.
Le tic-tac d’une bombe à retardement stellaire détecté
Des astronomes ont trouvé un premier suspect pour une supernova de Type Ia.
En utilisant le très grand télescope de l’ESO (le VLT) et sa capacité à obtenir des images aussi précises que si elles étaient prises depuis l’espace, des astronomes ont réalisé le premier film accéléré d’une enveloppe plutôt peu ordinaire éjectée par une "étoile vampire" qui, en novembre 2000 est entrée en éruption après avoir dévoré une partie de la matière de son compagnon. Les astronomes ont ainsi pu déterminer la distance et la luminosité intrinsèque de l’objet en éruption. Il apparaît que ce système d’étoiles double est le premier candidat à être l’un des "géniteurs", longtemps recherchés, de ces étoiles qui explosent et que l’on appelle des supernovae de Type Ia, essentielles pour étudier l’énergie noire.
L’Agence spatiale Allemande (DLR) prépare la mission ExoMars en étudiant en détail les effets que pourraient avoir l’atmosphère martienne sur un atterrisseur pendant la traversée. Cette phase est une des plus délicates de toutes les missions vers Mars nécessitant un atterrissage car avant de se poser, le véhicule qui transporte le rover ou le lander doit ralentir très fortement dans l’atmosphère et passer de près de plusieurs kilomètres par seconde à quelques mètres seconde.
Pour l’Europe qui n’a pas encore réussi à se poser sur Mars (personne ne sait de ce qu’il est advenu de Beagle-2) mais prépare la mission ExoMars, la tâche n’est pas insurmontable. Elle nécessite néanmoins des études exploratoires pour appréhender les effets que pourraient avoir l’atmosphère sur la capsule de rentrée et sur son comportement aérodynamique. Il s’agit également déterminer la taille du bouclier pour avoir la meilleure portance.
Fête de la science : découvrez le rayonnement fossile
C’est la lumière la plus vieille du monde et les cosmologistes s’apprêtent à l’analyser comme jamais une fois que le satellite Planck, qui commence à travailler, en aura dressé la carte sur la sphère céleste. A l'occasion de la Fête de la science, Laurence Perotto, du Groupe Planck, nous expliquera en détail comment procèdent les astrophysiciens. En guise de mise en bouche et pour rafraîchir nos mémoires, voici un rappel sur l’origine du rayonnement de fond diffus et sur ce qu'il peut nous dire sur le Cosmos.
Rik Hill a découvert une nouvelle comète le 18 Novembre 2009 dans le cadre du Catalina Sky Survey. Après publication sur la page NEOCP du Minor Planet Center, la nature cométaire de l'objet a été confirmée par T. Kryachko et B. Satovski (Engelhardt Observatory, Zelenchukskaya Station), par M. Andreev, A. Sergeev, N. Parakhin, V. Kozlov (Terskol), par F. Fratev (Zvezdno Obshtestvo Observatory, Plana), par G. Hug (Sandlot Observatory, Scranton), et par A. R. Gibbs (Mt. Lemmon Survey).
"Nous avons trouvé de l'eau et pas seulement un petit peu, mais des quantités importantes", a dit lors d'une conférence de presse Anthony Colaprete, le responsable scientifique de la mission LCROSS (Lunar CRater Observation and Sensing Satellite) qui a permis cette découverte jugée extraordinaire par bon nombre de scientifiques.
Souvenez-vous, lorsque les 2 engins de la mission LCROSS sont volontairement écrasés à l’intérieur du cratère Cabeus, les scientifiques s’attendent à ce que cela provoque la formation d’un panache de débris au-dessus du cratère. L’absence de contre partie visuelle à pu faire craindre que ces éjectas ne s’étaient pas élevés suffisamment haut pour être observés par le Shepherding Spacecraft. Mais, si Hubble et les telescopes terrestres ont eu du mal à voir quelque chose, les instruments du Shepherding Spacecraft ont pris des mesures avant qu’il s’écrase à son tour.